La Maison du Pas Sage est un projet pilote né de l’expérience vécue au Centre d’études pour la Paix, où les bénévoles de l’association Karuna Ceprobreiz accueillent, depuis 25 ans, des jeunes et des moins jeunes qui souhaitent donner un sens à leur vie.
La Maison du Pas Sage accueille, pour une co-location solidaire de courte ou de longue durée, des personnes en recherche d’un sens à leur vie.
Actuellement, nombre de jeunes désespèrent et ne trouvent pas leur place en notre société.

« On ne peut rien enseigner à un homme. On ne peut que l’aider à découvrir ce qui est en lui. », disait Galilée.

Nous offrons à ces jeunes une écoute, un réconfort, une affection non fusionnelle, une présence, tel un phare émettant un signal lumineux continu et stable sur lequel l’Autre, à la dérive, pourra fixer son attention. Nous lui permettons ainsi de retrouver le chemin du port où le calme et l’apaisement nécessaires à la guérison l’attendent.

La Maison du Pas Sage est un lieu spirituel laïc, non dépendant d’une religion particulière, où toute personne soucieuse de sa santé et de son bonheur peut venir se ressourcer.

Les jeunes de 18 à 108 ans y sont les bienvenus.

Nous recevons aussi, chaque vendredi, pour la journée, des écoliers et collégiens (à partir du CM1) qui ne supportent plus d’aller à l’école, avec l’accord de leurs parents et du directeur de l’établissement. Une enseignante hautement spécialisée pour les situations difficiles les accueille, les écoute, et répond à leurs interrogations, qu’elles soient en rapport avec le programme scolaire ou leurs attentes personnelles.
Les jeunes actuels ont tout à fait conscience qu’ils ont à apprendre de leurs parents et de leurs professeurs, mais ils aimeraient ne pas être considérés comme des veaux à l’engrais, voués à devenir des zombies qui s’ennuient en une société consumériste et peu intéressante. Ils ont à cœur d’aider leurs parents à devenir des adultes responsables, libres, autonomes et heureux.
Jeanne Van den Brouck (c’est le pseudonyme d’une psychanalyste proche de Françoise Dolto), dans son « Manuel à l’usage des enfants qui ont des parents difficiles », écrit :

« Une maman ou un papa peut être progressivement amené à ne plus vivre aux crochets de son enfant, mais à ses côtés ; à avoir, elle ou lui aussi, un but personnel dans la vie, des idées, des lectures, des distractions bien à eux, une activité créatrice personnelle, toutes choses dont ils pourront ensuite discuter d’égal à égal avec leur enfant.
L’avenir des parents dépend de la bonne réussite de cette phase éducative. C’est essentiellement là que se jouent leurs chances de devenir de véritables adultes.
C’est à l’enfant de trouver le rythme qui convient à chaque parent. Trop de précipitation risque d’éveiller chez le parent le sentiment d’être désavoué, rejeté, mal aimé. Il devient alors amer, déçu, agressif, tout en s’accrochant de plus en plus désespérément à l’enfant dont il se sent abandonné. Il ne se développera jamais en adulte, mais moisira sur place et deviendra un vieillard acariâtre, malheureux, revendicateur et insupportable à lui-même comme aux autres. Par contre, si l’enfant adopte une démarche trop lente, trop timorée, le parent s’installe dans la dépendance comme dans un cocon douillet ; sous une apparence de confort, il vivra une vie rétrécie, inutile, et stérile ; il restera toute sa vie une charge pour son enfant. »

A la Maison du Pas Sage, jeunes et vieux s’accompagnent mutuellement, et s’épaulent, pour mener au quotidien une vie réussie, et ainsi participer à la construction un monde plus harmonieux.
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